Vu du Proche-Orient : "La présence française régresse"
Salam Kawakibi, Politologue
Alternatives Internationales n° 034 - mars 2007
Quelques mois après le discours de Dominique de Villepin en mars 2003 à l'ONU contre la guerre en Irak, Paris se réalignait, dans les faits, sur Washington. Suscitant le rejet des populations arabes.
La présence française régresse au Proche- Orient.
Et tout indique que ce mouvement devrait se poursuivre dans un avenir proche.
Deux mois à peine après le discours de Dominique de Villepin, en mars 2003 aux Nations unies, par lequel Paris s'opposait clairement à la guerre en Irak, la France a commencé à se rallier à la politique américaine.
Une politique qui a suscité le dégoût d'une grande partie de la population du Proche-Orient.
Ce réalignement sur Washington, perceptible dès le G8 d'Evian de juin 2003, s'est concrétisé dans la politique très suiviste adoptée par Paris sur le conflit israélo-palestinien (boycott du gouvernement du Hamas, notamment) et sur la crise libanaise (refus de tout dialogue avec Damas).
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