Unis contre les violences policières en Tchétchénie
Anne Le Huérou, chercheuse au Centre d'études des mondes russe, caucasien et centre-européen (cercec.ehess.fr)
Alternatives Internationales n° 054 - mars 2012
Face aux crimes commis par le pouvoir de Grozny, les associations de défense de droits de l'homme regroupent leurs forces. Leur but ? Partager les risques, gagner en efficacité et sensibiliser la population au-delà des frontières de la république autonome.
Un quatre-pièces au papier peint défraîchi, comme des millions d'autres en Russie, dans une cité un peu à l'écart du centre-ville de Grozny : le quartier général du Joint mobile group (JMG).
Depuis l'automne 2009, des équipes de volontaires, souvent des juristes, se relaient dans l'appartement.
Ils y tiennent une permanence et assurent le suivi des plaintes déposées par les victimes des forces policières et paramilitaires du régime de Ramzan Kadyrov, installé par Moscou en 2007 à la tête de la république autonome de Tchétchénie.
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