Seine-Saint-Denis : le " 9-3 " ne veut plus payer pour les autres
Barbara Vignaux
Alternatives Internationales n° 055 - juin 2012
La majorité des mineurs isolés étrangers, qui arrivent en France, choisissent la Seine-Saint-Denis, où ils trouvent compatriotes et services sociaux compétents. Un afflux que le Conseil général dit ne plus pouvoir financer seul.
Fin juillet 2011, " l'affaire " des mineurs isolés étrangers (MIE) de Seine-Saint-Denis débute par le coup de gueule de Claude Bartolone, le président (PS) du Conseil général.
1er septembre 2011, annonce-t-il alors, son département suspendra l'accueil des nouveaux MIE arrivant dans le " 9-3 ".
Pour justifier la radicalité de sa décision, Claude Bartolone évoque la saturation des structures d'accueil de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) - un service départemental - et l'explosion de leur coût financier : 42 millions d'euros en 2011, soit 20 % du budget annuel de l'ASE du département.
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