Prisons : un travail rare et mal payé
Justine Gay
Alternatives Economiques n° 312 - avril 2012
L'heure des choix
— avril 2012 —
L'exercice d'une activité rémunérée ne concerne qu'une minorité de prisonniers, selon le dernier rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté. En 2010, seules 17 497 des 63 000 personnes emprisonnées ont été rémunérées au titre d'un travail effectué en détention, soit moins de 28 % de la population carcérale. Instauré par la loi pénitentiaire de 2009, le salaire minimum de référence (SMR) est fixé entre 20 % et 45 % du Smic, selon les tâches effectuées. Cependant, plutôt qu'un plancher, il constitue souvent un maximum. De plus, en 2011, l'administration pénitentiaire a sous-estimé le montant du SMR, en le fixant à 4,03 euros de l'heure, au lieu des 4,05 euros réglementaires.
Justine Gay
Alternatives Economiques n° 312 - avril 2012
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