Pourquoi l'euro n'est pas près de remplacer le dollar
Benjamin Cohen, professeur d'économie politique internationale à l'université de Californie, Santa Barbara.
L'Economie politique n° 020 - octobre 2003
par Benjamin J. Cohen Professeur d’économie politique internationale, Benjamin J. Cohen explique les quatre raisons pour lesquelles la monnaie européenne ne joue pas dans la cour des grandes devises internationales. Et n’est pas près de menacer la suprématie du dollar.
L'Europe a un nouveau symbole puissant: l'euro.
Comment mieux exprimer le désir d'une "union toujours plus étroite entre les peuples d'Europe" que par une monnaie commune unique, remplaçant les divers francs, lires et deutschemarks?
Dans une génération, une population atteindra sa majorité en n'ayant pas connu d'autre monnaie que l'euro.
Inévitablement, les citoyens de l'Union européenne (UE) commenceront à se sentir plus proches les uns des autres, avec le sentiment de faire partie d'une même communauté.
On sait que la monnaie peut profondément marquer la façon dont les individus se perçoivent eux-mêmes et par conséquent envisagent leur rapport aux autres.
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