Mozambique : bras de fer avec les pollueurs
Johannes Myburgh
Alternatives Internationales n° 051 - juin 2011
Regroupées au sein d'une coalition, six organisations de protection de l'environnement ont fait pression sur les actionnaires d'une fonderie d'aluminium et sur ses bailleurs internationaux pour la contraindre à révéler l'ampleur de ses rejets de substances toxiques et cancérigènes dans l'atmosphère.
C'est presque par hasard que les ONG ont appris la nouvelle.
En avril 2010, à la fin d'une rencontre bisannuelle avec la société civile, la direction de la fonderie d'aluminium Mozal de Maputo explique qu'elle va être contrainte de stopper ses installations de traitement de fumées pendant quatre mois : deux tours menacent de s'effondrer.
Du coup, l'usine rejettera temporairement ses polluants dans l'environnement.
Notamment du fluorure d'hydrogène, des benzopyrènes et des particules fines…
La fonderie Mozal est un pilier de l'économie du Mozambique, inaugurée en 2001 après 1,3 milliard de dollars d'investissement.
Dix ans plus tard, l'usine, dont l'Etat possède 4 %, représente presque 56 % des exportations du pays.
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