Mouvements sociaux : " Les jeunes s'en vont plutôt que de donner de la voix "
Entretien avec Marco Lisi, Maître de conférences en sciences sociales et humaines à l'université nouvelle de Lisbonne
Propos recueillis par Yann Mens
Alternatives Internationales n° 055 - juin 2012
Ni les syndicats, ni les partis politiques ne parviennent à relayer les revendications d'une société civile de plus en plus résignée à l'austérité.
Les Portugais semblent peu mobilisés face aux politiques d'austérité qui affectent pourtant leur quotidien ?
Marco Lisi : Il y a eu en effet peu de protestations massives.
Et les mobilisations auxquelles on assiste relèvent surtout de formes traditionnelles, comme des grèves.
Elles sont organisées, ou influencées, par les principaux syndicats, liés au Parti communiste (PCP).
Plusieurs raisons expliquent cette faible mobilisation.
D'abord, l'absence de leadership politique : les responsables de partis ou de mouvements qui sont connus de longue date dans l'opinion n'ont guère d'audience auprès des jeunes, et dans le même temps, on ne voit pas de nouvelles têtes apparaître.
• Je suis abonné à l'une des publications d'Alternatives Economiques
- à une autre publication, et j'ai une extension d'archives : je m'identifie pour accéder gratuitement à cet article.
- à une autre publication sans extension d'archives : j'achète une extension d'archives dans mon espace personnel.
Ces conditions ne sont pas applicables aux abonnés de Santé & Travail
• Je ne suis abonné à aucune des publications d'Alternatives Economiques





































