Mexique : "Nos revenus ont doublé, mais la misère est toujours là"
Anne Vigna
Alternatives Internationales n° 030 - mars 2006
Routes, écoles, dispensaires: les retombées du travail de la coopérative d'Uciri, au Mexique sont importantes. Pourtant la grande pauvreté n'est pas endiguée.
Dans les froides montagnes de l'Isthme de Tehuantepec (Etat de Oaxaca), la récolte bat son plein.
Sur leurs parcelles escarpées et bien ombragées, les hommes cueillent jusqu'en mai, du matin au soir, les cerises de café arrivées à maturité.
Une fois les grains extraits de leur gangue, les femmes prennent le relais: elles trient et font sécher le café vert devant les maisons.
Ici, 53 villages produisent, selon les normes de l'agriculture biologique, l'une des meilleures variétés de café du Mexique.
Depuis 1983, ils sont regroupés au sein de l'Union des communautés indigènes de la région de l'Isthme (Uciri).
Signe particulier: l'aventure Max Havelaar, en 1986, y a démarré au hasard de la rencontre de deux Hollandais.
L'un effectuait une mission pour le compte d'une ONG de solidarité batave.
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