Mali : " La France ne doit pas intervenir directement "
Entretien avec Alain Antil, Responsable du programme Afrique subsaharienne de l'Institut français des relations internationales (IFRI)
Propos recueillis par Yann Mens
Alternatives Internationales n° 055 - juin 2012
Putsch militaire suivi d'une transition chaotique au sud. Des mouvements islamistes et touaregs qui ont chassé l'armée au nord. Aucune force, même régionale, ne semble capable, aujourd'hui, de rétablir la stabilité dans le pays.
22 mars dernier, un processus de transition est en cours au Mali, sous l'égide de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui est censé permettre le rétablissement de la démocratie d'ici un an.
Est-il crédible ?
Alain Antil : Il ne fait pas l'unanimité.
Les grands partis l'ont rallié, mais des organisations de la société civile, proches des putschistes, dénoncent une prise du pouvoir par la Cédéao.
Officiellement, les putschistes eux-mêmes ont accepté ce processus le 21 mai.
Et leur chef, le capitaine Amadou Haya Sanogo, a obtenu en échange de sa signature le statut d'ancien chef de l'État avec les avantages matériels que cela suppose, bien qu'il n'ait dirigé le Mali que pendant trois semaines.
• Je suis abonné à l'une des publications d'Alternatives Economiques
- à une autre publication, et j'ai une extension d'archives : je m'identifie pour accéder gratuitement à cet article.
- à une autre publication sans extension d'archives : j'achète une extension d'archives dans mon espace personnel.
Ces conditions ne sont pas applicables aux abonnés de Santé & Travail
• Je ne suis abonné à aucune des publications d'Alternatives Economiques





































