Madagascar : régulation impossible ?
Thomas Monnerais
Alternatives Internationales n° 056 - septembre 2012
À peine arrivé au pouvoir en 2009 après la destitution du président Marc Ravalomana qui voulait céder 40 % des terres arables de Madagascar à Daewoo (lire "Les nouveaux adversaires des sans-terre), son successeur Andry Rajoelina s'est engagé à limiter les investissements étrangers dans les terres et à sécuriser la situation des paysans.
Sous son régime de transition, les acquisitions foncières à grande échelle ont fortement ralenti : sur les cinquante projets engagés en 2005, - trois millions d'hectares de terres concernés -, un tiers a été stoppé, un quart est en cours, le reste est en sommeil.
Toutefois, "ce ralentissement doit autant à la crise économique qu'à l'application effective de la réforme foncière, votée dès 2005", explique Perrine Burnod, chercheuse au Cirad, actuellement sur place pour le compte de l'observatoire du foncier malgache.
Depuis cette date, les terres n'appartiennent plus juridiquement à l'État mais à leurs occupants.
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