Les personnes issues de l'immigration dans l'emploi
Naïri Nahapétian
Alternatives Economiques Poche n° 053 - janvier 2012
Majoritairement en emploi, les enfants d'immigrés, surtout ceux issus de l'immigration maghrébine, connaissent cependant de plus grandes difficultés à s'insérer dans le monde du travail. Des problèmes dus en partie à des facteurs sociaux, mais aussi à leurs origines.
Les élèves venant de familles d'immigrés réussissent aussi bien à l'école que ceux dont les parents sont nés en France.
A niveau d'études et catégorie socioprofessionnelle des parents comparables (ainsi que structure et taille de la famille égales), leurs parcours scolaires sont identiques.
Et certains réussissent même mieux, parce qu'ils portent les espoirs d'ascension sociale de leurs familles.
Par ailleurs, peu de filles d'immigrés font le choix de rester à la maison, alors que leurs mères étaient souvent des femmes au foyer.
Le taux d'inactivité des femmes passe en effet de 32 % chez les immigrées de la première génération à 12 % pour la deuxième, selon l'enquête " Etude de l'histoire familiale " de l'Insee [1].
Une intégration grippée, mais pas en panne…
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