Les mécanismes de la panique
Christian Chavagneux
Alternatives Economiques n° 273 - octobre 2008
Le goutte-à-goutte ponctuel n'a pas suffi pour endiguer la crise. Le gouvernement américain a dû sortir la grosse artillerie et passer à l'intervention chirurgicale.
Les autorités américaines ont dû gérer une crise à double dimension.
D'une part, une crise de "liquidités": les banques ne trouvaient plus sur les marchés l'argent dont elles avaient ponctuellement besoin.
D'autre part, elles étaient confrontées à une dépréciation de leurs actifs, ce qui entraînait des pertes et donc des besoins en capital pour y faire face.
Un capital pas facile à trouver dans un tel contexte de crise.
Au jour le jour, les banques se prêtent de l'argent entre elles à un taux d'intérêt légèrement supérieur au taux directeur que fixent les banques centrales lorsqu'elles se prêtent à très court terme (un jour, quelques jours…
Certaines banques ont, à un moment donné, plus de ressources qu'elles n'en ont besoin pour octroyer leurs crédits alors que d'autres ont des besoins.
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