Les jeunes libanais font le mur
Fériel Alouti
Alternatives Internationales n° 055 - juin 2012
À Beyrouth, des jeunes, plutôt aisés, perpétuent la tradition du graff pour soutenir la révolution syrienne et exiger des réformes sociales. Une pratique de moins en moins tolérée par le pouvoir libanais, qui multiplie les intimidations et les arrestations.
Bombes à la main et pochoirs sous le bras, ils sont une centaine de graffeurs à défier le pouvoir ce soir-là.
Devant l'oeil curieux d'un militaire, ils secouent leurs sprays et recouvrent en quelques minutes un mur.
Par-ci, deux mains entrelacées qui représentent l'union de la Syrie et du Liban, par-là, un mégaphone qui fait face à une arme et au milieu, une écolière qui écrit : " Le peuple connaît son chemin ".
Pour le 1er mai, jour de fête du travail, le message est exclusivement politique.
D'ordinaire discrets, les graffeurs de Beyrouth ont décidé de se rassembler pour défendre la liberté d'expression.
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