Les bas prix vont-ils avoir la peau de la banane ?
Denis Loeillet, économiste au Cirad, responsable de l'observatoire des marchés du Cirad-Persyst (UR26) et rédacteur en chef de la revue "FruiTrop"
Alternatives Internationales Hors-série n° 011 - juillet 2012
À force d'exiger une banane de moins en moins chère, l'Union européenne a fortement fragilisé les pays producteurs et attisé la concurrence entre eux. Tout le contraire des États-Unis, où les acteurs de la filière se sont accordés sur des prix plus élevés, sans que cela freine la consommation.
Le marché mondial de la banane est à la croisée des chemins.
Va-t-on assister ces prochaines années à un effondrement des prix au détriment des producteurs ?
Depuis 2006, en raison de la libéralisation du premier marché de la planète, l'Union européenne (UE), qui représente un tiers des importations mondiales, le vent souffle très fort dans ce sens.
Verra-t-on, au contraire, en Europe, un redressement du prix payé par le consommateur, comme on l'observe en Amérique du Nord, le deuxième marché bananier du monde ?
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