Le protectionnisme, un vieux refrain européen
Gérard Vindt, professeur d'histoire, spécialiste d'histoire économique et collaborateur régulier d'Alternatives Economiques
Alternatives Internationales Hors-série n° 011 - juillet 2012
Au XIXe siècle, l'apparition sur les marchés européens des denrées agricoles du Nouveau Monde pousse les États, et notamment la France, à adopter des mesures protectionnistes. Une nécessité économique ou une simple manoeuvre politique dans un contexte de crise ?
En 1865, aux États-Unis, la guerre de Sécession prend fin.
Les planteurs de coton du Sud, principaux exportateurs, se retrouvent dans le camp des vaincus et doivent renoncer à leur mode d'exploitation esclavagiste.
Place à l'industrie et aux fermiers du Middle West, qui développent une céréaliculture et un élevage sur de grands espaces en utilisant les techniques les plus avancées du moment.
Du coup, le commerce du coton passe au second plan face à la montée des autres exportations agricoles et des produits manufacturiers.
L'époque voit en même temps se multiplier des moyens de transport de plus en plus sûrs et rapides.
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