Le poids du Hamas
Alain Dieckhoff
Alternatives Internationales n° 030 - mars 2006
L'effacement de Sharon risquait de faire du parti Kadima, un mort-né. Pourtant, et malgré la victoire du Hamas, son audience reste forte. Mais conditionnée à la non-reprise des violences.
Lorsque, fin novembre, les Israéliens ont été convoqués pour des législatives anticipées, peu auraient imaginé qu'elles se tiendraient dans une situation profondément transformée, d'abord par la disparition politique de leur Premier ministre, ensuite, par le triomphe du Hamas aux élections palestiniennes.
L'effacement brutal d'Ariel Sharon, qui avait tout juste commencé à jeter les fondements d'une nouvelle formation centriste, marque la fin d'une époque, celle de la génération de 1948.
Pourtant, contrairement aux prédictions alarmistes de beaucoup, le parti Kadima, fondé par Sharon, n'est pas mort-né.
Son audience est même restée remarquablement stable dans les sondages préélectoraux (une quarantaine de sièges).
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