Le pays où la vie est plus dure
Grasset, 2012, 296 p., 18 euros.
Denis Clerc
Alternatives Economiques n° 313 - mai 2012
Dans ses livres précédents, on avait connu l'auteur plus libéral, presque libertarien, tant étaient enflammés ses éloges du marché. Certes, dans cette analyse critique d'une France méfiante, voire presque paralysée, face à la mondialisation, il s'appuie sur l'argumentaire libéral habituel : des salariés pas assez mobiles, un marché du travail pas assez flexible, un Etat inefficace et des charges et des impôts trop lourds, le tout freinant la destruction créatrice à la Schumpeter. Bref, la France et les Français cherchent à se protéger de la mondialisation plus qu'à tirer profit de ses opportunités.
Mais, jetant de temps à autre un regard de l'autre côté du décor, il admet aussi que les inégalités de statut, de chances ou de destin paralysent la société française. La reproduction sociale (titre d'un de ses chapitres) y tient une place presque sans égal, à l'encontre de la trilogie républicaine officielle. " La mondialisation, écrit-il, accroît surtout les opportunités pour les uns, et surtout les risques pour les autres ", ajoutant, dans le chapitre suivant, que " plus des deux tiers des milliardaires français doivent leur fortune à l'héritage ". Résultat : la course à la rente semble bien plus protectrice que la prise de risque. C'est donc surtout un plaidoyer pour l'égalité des chances que nous offre l'auteur, dans ce livre bien troussé, mais pas toujours convaincant.
Grasset, 2012, 296 p., 18 euros.
-
Abonnement et réabonnement
-
J'achète un numéro -
Inscription à la newsletter -
Forfait de consultation de 30 articles pendant 48H -
Extension d'accès aux archives -
Cédérom d'archives -
Mon espace personnel -
Tous les livres de la collection Alternatives Economiques
-
Collection pédagogique
- Qui sommes-nous ?
- L'association des amis d'Alternatives Internationales
- Annonceurs
- Conditions générales de vente




























Commenter cet article









