La Pac est morte, vive la Pac !
Laurence Estival
Alternatives Economiques n° 262 - octobre 2007
La hausse des prix agricoles va alléger le coût de la politique agricole commune. Et risque de relancer un productivisme destructeur.
Un vent de folie souffle sur les marchés agricoles.
Les prix du maïs et du beurre ont progressé de 50% depuis un an, quand ceux du blé et de la poudre de lait ont enregistré une croissance de 90%.
Si les consommateurs peuvent craindre une valse des étiquettes des produits alimentaires, les producteurs ont des raisons de se réjouir.
Selon la Commission des comptes de l'agriculture, la hausse des prix des produits agricoles a déjà pesé sur leurs revenus: ils se sont accrus de 16% en 2006, après sept années de baisse consécutive.
Les grandes cultures, avec une hausse de 35%, engrangent déjà les retombées de la flambée des prix.
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