La finance va-t-elle tuer le capitalisme ?
Entretien avec Anton Brender, directeurs des études économiques dans la sociétés de gestion d'actifs Dexia AM
et Patrick Artus, directeurs des études économiques dans la sociétés de gestion d'actifs Ixis-CIB, filiale de la Caisse d'épargne
Propos recueillis par Christian Chavagneux, Sandra Moatti
Alternatives Economiques n° 250 - septembre 2006
Le capitalisme serait mal parti. A lire le dernier ouvrage de Jean Peyrelevade et celui de Patrick Artus et Marie-Paule Virard, la domination de la logique financière et sa course au rendement à court terme aurait pour effet de tuer la croissance et l'emploi dans les pays industrialisés. Une analyse erronée pour Anton Brender. Matière à débat, donc.
Selon vous, Patrick Artus, les exigences élevées de rentabilité qu'imposent les investisseurs financiers aux entreprises conduisent ces dernières à privilégier leur rentabi-lité à court terme, au détriment des sa-laires et de l'investissement.
Patrick Artus: En effet, les entreprises ne s'imposent pas d'elles-mêmes de telles normes.
C'est l'organisation concurrentielle de la gestion de l'épargne qui conduit à ces exigences.
• Je suis abonné à l'une des publications d'Alternatives Economiques
- à une autre publication, et j'ai une extension d'archives : je m'identifie pour accéder gratuitement à cet article.
- à une autre publication sans extension d'archives : j'achète une extension d'archives dans mon espace personnel.
Ces conditions ne sont pas applicables aux abonnés de Santé & Travail
• Je ne suis abonné à aucune des publications d'Alternatives Economiques




































