La dette odieuse. Les leçons de la crise grecque
Pearson/Les Echos, 2012, 416 p., 29 euros.
Gilles Raveaud
Alternatives Economiques n° 314 - juin 2012
A qui la faute de la crise grecque ? Pour Jason Manolopoulos, d'abord à l'euro. Dénonçant " l'aveuglement collectif " des dirigeants européens, l'auteur apparente la mise en place de la monnaie unique à une " vente forcée ", que la Grèce ne pouvait refuser.
Pour l'auteur, le problème principal de la Grèce est cependant sa classe politique. Inefficace et corrompue, elle alimente le clientélisme de nombreux groupes d'intérêts et de professions protégées.
Côté solutions, l'auteur souhaite la suppression de l'immunité des hommes politiques et une administration efficace, ainsi qu'une flexibilisation du marché du travail et une spécialisation accrue du pays sur ses avantages comparatifs (tourisme, trafic maritime…).
L'ouvrage, trop long, est facile à lire et parfois distrayant, comme lorsqu'il nous apprend que la Grèce était le plus grand acheteur par habitant de Porsche Cayenne en 2000 ! On lira avec intérêt le parallèle fait avec la crise argentine et, surtout, le très instructif chapitre consacré à l'histoire du pays.
Pearson/Les Echos, 2012, 416 p., 29 euros.
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