La Banque mondiale a-t-elle raté sa révolution verte ?
Hélène Ballande, avocate en droit international, Les Amis de la Terre France
L'Economie politique n° 010 - avril 2001
par Hélène Ballande La représentante des Amis de la Terre critique sévèrement la politique environnementale de la Banque mondiale, dénonçant l’absence de mise en relation des pratiques avec les discours.
Entre vous et moi, la Banque mondiale ne devrait-elle pas encourager davantage le transfert des industries sales vers les PMA [les pays les moins avancés]?
Les propos de Larry Summers, économiste en chef de la Banque mondiale, quelque temps avant la Conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement de 1992, ne semblaient que confirmer ce que certains constataient déjà sur le terrain (1): le discours environnemental de la Banque mondiale n'avait pas changé ses habitudes.
Dix ans après le sommet de Rio, le bilan est-il meilleur?
La Banque mondiale reconnaît, dans son dernier rapport annuel, que les pauvres sont les premières victimes de la dégradation de l'environnement.
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