L'ordolibéralisme, un compromis allemand
Henrik Uterwedde, directeur adjoint de l'institut franco-allemand de Ludwigsbourg
Alternatives Internationales n° 054 - mars 2012
Entre le " laisser-faire, laisser-passer " et l'économie planifiée et rationnée, il existe une troisième voie, pensée pendant la crise des années 1930 : l'ordolibéralisme. Sous l'influence de l'Allemagne, l'Union européenne s'est construite autour de cette doctrine. Mais a-t-elle encore un sens, aujourd'hui ?
Comment expliquer l'inflexibilité d'Angela Merkel dans la crise monétaire actuelle ?
Le nom d'un responsable, surgi de l'histoire, apparaît régulièrement sous la plume des commentateurs : l'ordolibéralisme.
Pourtant, entre cette doctrine, née il y a 80 ans outre-Rhin, et la politique allemande d'aujourd'hui, il y a un long chemin.
La doctrine ordolibérale naît, dans les années 1930, d'un double refus : celui du collectivisme soviétique et de la planification étatiste du régime national-socialiste d'une part, celui du capitalisme du " laisser-faire " d'autre part.
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