L'impact social des microcrédits : le cas d'une institution de microfinance argentine
Juliette Renaud, Institut d'études politiques de Paris, master Economie du développement international.
L'Economie politique n° 036 - octobre 2007
Par Juliette Renaud Au-delà de leur rentabilité financière, les institutions de microfinance doivent faire la preuve qu’elles sont efficaces pour réduire la pauvreté des personnes qu’elles aident. Décryptage d’une action réussie en Argentine.
Après que l'Organisation des Nations unies (ONU) a désigné l'année 2005 comme "Année internationale du microcrédit", le prix Nobel de la Paix a été attribué en 2006 au Bangladais Muhammad Yunus et à sa banque spécialisée dans le microcrédit, la Grameen Bank.
Ces dernières années, toutes les attentions politiques se sont portées sur la microfinance, considérée comme un outil privilégié de lutte contre la pauvreté.
En conséquence, les institutions de microfinance se multiplient, de même que s'accroissent les financements qu'elles reçoivent.
Il est donc nécessaire d'évaluer, concrètement, l'impact de ces acteurs financiers.
Jusque dans les années 1990, cette évaluation se fondait sur des critères économiques et financiers, qui visaient à tester leur solidité et leur efficacité économiques.
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