L'équité est une affaire de classe et non d'âge
Entretien avec Martin Kohli, sociologue, professeur à l'Institut universitaire européen de Florence Il a codirigé avec Camila Arza Pension Reform in Europe
Propos recueillis par Yann Mens
Alternatives Internationales n° 048 - septembre 2010
Loin des clichés diffusés par les néolibéraux pour combattre l'Etat-providence, les seniors se soucient des générations suivantes comme de leurs propres intérêts. Et les jeunes sont prêts à payer pour le maintien des programmes publics de retraite.
Les sociétés occidentales vieillissent rapidement.
Est-il possible d'assurer une équité entre les générations ?
De ne pas sacrifier les jeunes au profit des plus âgés ?
Martin Kohli.
C'est possible, et c'est nécessaire.
Le débat sur l'équité entre les générations est apparu aux Etats-Unis dès la fin des années 1970, à l'époque où des programmes sociaux destinés aux personnes âgées, tels que Social Security (pensions de retraite) et Medicare (assurance-maladie, créé en 1965), prenaient de l'ampleur.
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