Tête de turc et prélèvements obligatoires
Denis CLERC
Alternatives Economiques n° 199 - janvier 2002
On va m'accuser d'acharnement.
Ou d'avoir mes têtes de turc.
Concernant quelqu'un qui est né en Turquie, l'expression n'est pas totalement dénuée de fondement.
Car c'est après Edouard Balladur que j'en ai de nouveau.
Il s'agit des retraites.
Dans Le Monde du 12 décembre, l'ancien Premier ministre oppose le courage dont son gouvernement a fait preuve en 1993 en réformant les retraites du régime général des salariés et l'impéritie, voire la lâcheté, de l'actuel gouvernement, qui temporise au lieu d'agir et disserte sur la difficulté des temps alors qu'il y a le feu au lac.
Après tout, c'est de bonne guerre et, en plus, ce n'est pas faux.
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