Il faut revaloriser le RSA !
Guillaume Duval
Article Web - 05 septembre 2012
Le RMI puis le RSA ont vu leur évolution décrocher durablement de celle du Smic et des autres revenus depuis le début des années 2000 : le RSA ne représente plus aujourd'hui que la moitié du seuil de pauvreté !
Le Conseil national de lutte contre les exclusions (CNLE) a rendu un rapport le 4 septembre dernier invitant le gouvernement à revaloriser significativement le Revenu de solidarité active (RSA) qui a succédé en 2010 au Revenu minimum d’insertion (RMI) et d’indexer à l’avenir son évolution sur celle du produit intérieur brut (PIB) et non plus seulement sur l’inflation. Le RMI puis le RSA ont vu en effet leur évolution décrocher durablement de celle du Smic et des autres revenus depuis le début des années 2000 : le RSA ne représente plus aujourd'hui que la moitié du seuil de pauvreté !
Malgré la situation budgétaire difficile, c’est en effet une question minimale de justice sociale d'augmenter enfin ce minima social après tant d'années pendant lesquelles son évolution a été comprimée au nom de l'idée qu’il faudrait éviter une soi disant « trappe à pauvreté », héritée des pires dérives du libéralisme anglais du XIXe siècle. Le RSA coûte environ 9 milliards d'euros par an, l'augmenter de 10 % représente une dépense de 900 millions d'euros, soit 0,05 % du PIB. Il serait parfaitement légitime d'y consacrer cette faible part de l'argent récupéré en annulant certains des cadeaux fiscaux aux plus aisés qui avaient été décidés par Nicolas Sarkozy et ses prédécesseurs depuis le début des années 2000. De plus, contrairement à ce qui se passe avec l’argent perdu par les pouvoirs publics à cause de nombre de niches fiscales réservées aux plus riches, on peut être tout à fait sûr que ces sommes seraient immédiatement réinjectées dans le circuit économique…
Guillaume Duval
Article Web - 05 septembre 2012
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Le RMI qui avait des effets cumulatifs par moments et des droits connexes, était mieux adapté à ces situations.
Martin HIRSCH a une grande responsabilité dans cette dérive. Il ne s'est entouré, comme d'habitude, pour préparer cette réforme, que des associations caritatives et d'insertion qui emploient un public particulier sur des contrats d'un ou deux ans avec un salaire constant, ce qui améliore un peu leur ordinaire.
Or, ont été les grands oubliés de cette réforme : les intérimaires, les temps partiels, tous ceux qui n'ont pas de travail avec des horaires fixes, les gens toujours dans la vie active et qui galèrent pour survivre, qui refusent de demander le RSA activité car ingérable dans leurs maigres budgets avec les indus et rappels continuels des CAF (appliquant une législation obsolète des années 70) et qui prélèvent allègrement sur les RSA activité,RSA socle et prestations familiales et de logement, jusqu'à ne RIEN laisser pour vivre dans certains cas (RSA socle retenu en totalité).
Je me suis penchée il y a quelques années sur les indus CAF, un vrai bonheur ! Vous devriez aller voir de quoi il retourne ... mais pas à la CNAF qui a toujours une réponse : "c'est de la faute des allocataires".