Grande-Bretagne : les uns contre les autres
Vincent Latour, Maître de conférences à l'université Toulouse 2- Le Mirail, membre de l'équipe Tide (Territorialité et identité dans le domaine européen), UMR 6588, CNRS.
Alternatives Internationales n° 030 - mars 2006
Le modèle multiculturel anglais a permis une intégration spectaculaire d'une partie des immigrés et de leurs enfants.Au prix d'une division figée entre minorités ethniques. Et d'une forte montée des inégalités au sein des communautés.
Bristol fait figure de ville sans histoire outre-Manche, sur le plan des race relations, selon la terminologie britannique (lire Repères).
Les minorités ethniques y représentent 8,17% (contre 7,6% dans l'ensemble du pays).
Aucun incident sérieux n'y a éclaté depuis les "émeutes" de 1980 (terme excessif pour des incidents dont la durée n'excéda pas un après-midi) qui opposèrent jeunes Antillais et forces de l'ordre dans le quartier de St Paul's.
Plus récemment, à l'inverse de villes comme Oldham, Bradford (2001) ou Birmingham (2001 et 2005), Bristol n'a pas vu différentes communautés (Noirs de la Caraïbe contre Pakistanais et Bangladais, en l'occurrence) s'affronter dans ses quartiers déshérités près du centre (inner cities).
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