France: l'éthique de la République
Clientélisme politique traditionnel, magouilles sur les marchés publics… La corruption, c'est aussi devant notre porte. Anticor, association rassemblant citoyens et élus, fait le ménage.
L'arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle de 2002 est indirectement à l'origine d'Anticor: de jeunes élus entendent alors réagir face à la perte de confiance des citoyens envers leurs représentants et au "délitement éthique de la République". Des citoyens, des élus de sensibilités diverses et des professionnels du droit, comme le juge Eric Halphen - qui avait instruit l'affaire des fausses factures et de la gestion des HLM en région parisienne dans les années 1990 -, fondent alors la première association française centrée sur la corruption intérieure. A chaque scrutin, l'association interpelle les candidats sur des propositions permettant d'améliorer le fonctionnement démocratique, signale les élus engagés dans une démarche anticorruption et épingle les corrompus.
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