Enjeux : avoir 20 ans en temps de crise
Article Web - 07 juin 2012
« Y a pas d'épines aux roses / Quand on a vingt ans / On frime, on prend la pause / On est comme un paon / Qui fait la roue, fier et insolent » : ces paroles d'Adamo résonnent mal aux oreilles des nouveaux vingtenaires. Partout dans le monde, ils se mobilisent pour un meilleur avenir, entre manifestations, petits boulots et développement de nouveaux moyens de solidarité. Les étudiants canadiens sont un exemple frappant de cette situation, mais d'autres moins médiatisés se battent pourtant à leur façon. Jeunessse sacrifiée, flouée par ses aînés, petit tour international de ces jeunes qui subissent les conséquences d'un contexte socio-économique précaire.
On leur a dit qu'il fallait obtenir des diplômes. Ils l'ont fait. On leur a dit que la crise serait éphémère. Ils l'ont cru. Rien d'étonnant à ce que les jeunes se sentent floués. Dans un monde de chômage et de précarité, les plus fragiles se découragent. D'autres s'activent, se battent et rêvent d'alternatives. Et si la génération indignée corrigeait les erreurs de ses parents ?
Une majorité de jeunes diplômés pensent à quitter le pays pour décrocher un emploi et construire leur vie. Ceux qui restent retournent dans le giron familial en attendant des jours meilleurs.
Architectes, ingénieurs ou communicants au chômage, les jeunes Irlandais n'hésitent pas à prendre le large, direction Londres. Là-bas, ils rejoignent une importante diaspora, qui leur offre réseau professionnel et solidarité quotidienne.
Chine : des « fourmis », victimes du miroir aux alouettes
A leur arrivée à Pékin, diplôme en poche, Liangyong et Li Pan rêvaient de commerce international et de bon salaire. Du fin fond de leur banlieue, la désillusion n'en est que plus brutale.
Chili : les étudiants veulent faire école
Six mois de manifestations monstres contre un système éducatif injuste illustrent les difficultés de la société chilienne, de plus en plus riche mais toujours plus inégalitaire. Et si les étudiants et lycéens, rejoints par leurs parents et leurs enseignants, soldaient les années Pinochet ?
Espagne : indignation abstraite, actions concrètes
Pionniers de la mobilisation, les Espagnols n'occupent plus les places publiques, mais certains transforment l'essai en investissant, avec leurs méthodes et leurs convictions, l'espace politique local.
Etats-Unis : Occupy, contestataire mais pas révolutionnaire
Les acteurs du mouvement Occupy Wall Street ne remettent pas en cause les fondements du capitalisme. En aspirant à une simple réduction des inégalités, de plus en plus flagrantes, ces jeunes protestataires s'inscrivent dans la pure tradition politique américaine.
Résignée ou révoltée, la jeunesse française ?
Les jeunes Français n'ont pas emboîté le pas des Indignés. Pourtant, ils ont démontré par le passé leur capacité à se mobiliser. A l'heure où ils sont au centre de toutes les convoitises électorales, croient-ils encore à l'engagement politique ? Et nourrissent-ils un intérêt commun malgré leurs différences sociales ?
Article Web - 07 juin 2012
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