Dieselgate

38 000 décès

Une accusation de plus pour le scandale du dieselgate. Une étude, publiée le 15 mai dans la revue scientifique Nature, avance que les dépassements d’émissions d’oxydes d’azote ont été responsables de 38 000 décès prématurés au niveau mondial en 2015. La Chine, l'Inde et l'Union européennes sont les régions les plus touchées par ces décès prématurés. Les auteurs de l'étude avancent qu’un tiers des poids lourds et un peu plus de la moitié des véhicules légers qui sont en circulation dans le monde ne respectent pas les seuils réglementaires d’émission d’oxydes d’azote.

Discriminations

Homophobie et transphobie en hausse

Le nombre de témoignages reçus en 2016 par l’association SOS Homophobie a augmenté de 19,5 % par rapport à 2015, passant de 1318 à 1575 témoignages reçus. En 2013, année d’adoption du mariage pour tous, le nombre de témoignages avait été de 3517. Comme dans toute mesure déclarative, la hausse observée peut s’expliquer par une hausse des agressions ou par une plus grande propension des victimes à témoigner. L’homophobie se définit comme l’ensemble des manifestations de mépris, de rejet, et de haine envers des personnes, des pratiques ou des représentations homosexuelles ou supposées l’être. Elle va de l’ignorance aux agressions physiques, en passant par les insultes et les discriminations (une attitude, une action ou une loi qui visent à distinguer un groupe humain d’un autre à son désavantage). Parmi les témoignages recensés en 2016, les témoignages pour transphobie ne représentent que 7 % du total, mais une augmentation de 76 % par rapport à 2015. Contrairement à l’homophobie qui porte sur l’orientation sexuelle des personnes, qu’elles soient gays, lesbiennes ou bisexuelles, la transphobie porte sur l’identification de genre, soit le fait de s’identifier à un genre qui n’est pas celui auquel on a été assigné à la naissance.

 

Photo : Manifestation du collectif La Manif pour Tous pour l'abrogation de la loi Taubira sur le mariage homosexuel et contre la GPA (gestation pour autrui) et la PMA (procréation médicalement assistée) le 16 octobre 2016 (©Simon LAMBERT/HAYTHAM-REA).

Etats-Unis

Les grands patrons gagnent 347 fois plus que leurs salariés

En 2016, les grands patrons américains ont gagné 347 fois plus que leurs salariés. Un écart astronomique révélé par le syndicat AFL-CIO. La rémunération globale de ces dirigeants (du S&P 500, l’indice des 500 plus grandes entreprises américaines cotées) s’est élevée à 13,1 millions de dollars contre 37 632 dollars pour leurs employés non cadres.

Sundar Pichai, le patron d’Alphabet, le patron de la maison mère de Google, occupe le haut du podium, avec 100,6 millions de dollars annuels, suivi par Thomas Rutledge (Charter Communications (98,5 millions) et par Dara Khosrowshahi (Expedia) avec 94,6 millions de dollars. Quant aux salariés de base, le montant moyen de leur salaire n’a pas évolué depuis 50 ans en tenant compte de l’inflation, relève l’AFL-CIO.

LGBT

L’orientation sexuelle reste taboue au travail

Faire son coming out n’est pas chose aisée, encore moins sur son lieu de travail. En France, 20% des jeunes étudiants et diplômés LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuel-le-s et Transgenres) ne révèlent pas leur orientation sexuelle au travail alors qu’ils ne sont que 3% à ne pas le dire à leurs amis selon une enquête réalisée par le Boston Consulting Group, un cabinet de conseil, auprès de 1636 personnes.

Toutefois, la situation aurait tendance à s'améliorer. Si encore aujourd’hui en France, 30% des jeunes LGBT estiment que le coming out au travail est un risque, la proportion est bien moins élevée qu’il y a deux ans. En 2015, près d’un interrogé sur deux considérait que révéler son orientation sexuelle à ses collègues ou à leurs supérieurs hiérarchiques était potentiellement un désavantage.    

Loisirs

Les Français aiment la lecture

Les Français lisent davantage et ce loisir fait partie de ceux qu’ils apprécient le plus. Selon la dernière étude du Centre national du livre (CNL), parue en mars dernier, le nombre moyen de livres lus par les personnes interrogées est passé de 16 par an en 2015 à 20 en 2016. Une progression notamment due au format électronique : un quart des personnes interrogées a lu au moins un livre numérique, contre 19 % en 2016. Le CNL constate ainsi une progression de la « lecture en mobilité ». Par ailleurs, les femmes lisent toujours plus que les hommes, et les genres les plus prisés sont le roman, notamment policier (plus lu que les livres pratiques), et la bande dessinée. Par ailleurs, les deux tiers des Français aimeraient lire davantage. Et s’ils avaient une journée de plus à consacrer aux loisirs, la lecture serait l’une des activités privilégiées, avant les sorties au musée, le cinéma et la télévision. Seule une sortie entre amis est préférée à un bon bouquin. Et même si, d’après d’autres études, les ouvriers lisent toujours beaucoup moins que les cadres, 90 % des Français ont lu au moins un livre au cours des douze derniers mois. 

Japon

100 heures sup maxi par mois

C’est le plafond que veut imposer le gouvernement japonais pour lutter contre le karoshi, la mort par excès de travail. Les entreprises qui dépasseraient ce quota seraient sanctionnées. En cas de période d’activité intense, les salariés nippons, qui sont déjà officiellement à 40 heures par semaine, pourraient donc aligner des journées de 13 heures. Au-delà de six mois à ce rythme, le plafond descendrait à 80 heures par mois. Pas sûr que la mesure, qui a pourtant été négociée entre le patronat, les syndicats et le gouvernement, rassure des salariés déjà champions mondiaux du surmenage.
 
Chômage

Léger recul en mars dans l’OCDE

Le taux de chômage dans l'OCDE continue sa diminution tendancielle. Il a baissé de 0,1 point en mars pour s'établir à 6 % dans la zone. Le niveau reste cependant supérieur à celui de l'avant crise. Il y a 4,9 millions de personnes supplémentaires au chômage en comparaison avec avril 2008.

 
La situation des jeunes (15-24 ans) s'améliore également, avec une baisse de 0,2 point en mars. Le taux de chômage des 15-24 ans est ainsi de 12,1 % dans l'OCDE. Il diminue plus marginalement dans la zone euro à 0,1 point (19,4 %). 
Logement

Les migrants et descendants d’immigrés défavorisés

Un migrant a-t-il plus de risques de se retrouver sans logement qu’un membre de la population française ? C’est ce qu’a tenté de déterminer Pascale Dietrich-Ragon, chercheuse a l’Ined, dans dernier numéro de la revue Population 2017 n°1, « Aux portes de la société française. Les personnes privées de logement issues de l’immigration ».

La réponse est ambigüe : « d’un côté, la forte présence de femmes et d’enfants les avantage pour l’accès aux hébergements institutionnels […}, mais de l’autre, ils sont défavorisés en tant qu’étrangers », écrit Pascale Dietrich-Ragon. En isolant la population masculine, la chercheuse  parvient cependant à un constat : les hommes migrants ont un risque significatif plus élevé d’être sans domicile. Les femmes, sont victimes d’une autre inégalité : les migrantes ont davantage de risques d’être hébergées dans des dispositifs d’urgence alors que la population féminine majoritaire en France est plus souvent accueillie dans des dispositifs d’insertion, permettant des hébergements de plus longue durée.

Les descendants d’immigrés ne sont pas non plus épargnés. Toutes choses égales par ailleurs, « les hommes descendants d’immigrés ont un risque plus élevé que ceux de la population majoritaire d’être à la rue et, quand ils sont pris en charge, d’accéder à des hébergements peu protecteurs », écrit l’auteure. 

Travail

Un boulot pénible, oui ou non ?

La CFDT vient de lancer une application bien pratique. En quelques clics, ce test permet d’évaluer son exposition à des facteurs de pénibilité et de savoir ainsi si on est éligible au compte personnel de prévention de la pénibilité. Les points engrangés sur ce C3P ouvrent droit à des formations pour se réorienter, mais aussi à une possibilité de réduire son temps de travail, voire à un départ anticipé en retraite. Un prédiagnostic à faire tant que le C3P est toujours en vigueur…

prud’hommes

Multiplication des actions contre les plateformes de VTC

Ça chauffe aux prud’hommes pour les compagnies de VTC. Depuis la mi-avril, des chauffeurs ont commencé à y déposer, par salve de dix, des dossiers de demandes de requalification de contrats de partenariat en contrats de travail. Ils devraient être au nombre de 95 au total. Les chauffeurs reprochent aux plates-formes Uber, LeCab ou Chauffeur privé de prélever une commission trop importante et de leur imposer un tarif de courses trop bas, alors qu’ils sont indépendants. Le beurre et l’argent d’Uber…