Égypte : le magot des généraux
Zeinab Abul-Magd, Université Américaine du Caire et Oberlin College (Etats-Unis)
Alternatives Internationales n° 055 - juin 2012
Au terme d'un long processus électoral, les militaires doivent céder le pouvoir politique à un président civil. Mais ils contrôlent encore une trentaine d'entreprises qui leur assurent une véritable autonomie économique.
Bientôt sur le départ ?
En principe.
Les militaires qui dirigent le pays, depuis la chute de Hosni Moubarak le 11 février 2011, à travers le Conseil supérieur des forces armées (CSFA), ont promis de rendre le pouvoir aux civils fin juin, puisqu'à cette date, le nouveau chef de l'État, élu à l'issue du deuxième tour du scrutin présidentiel des 16 et 17 de ce mois, devrait être en fonction.
Ce que ces mêmes militaires n'abandonneront sûrement pas en revanche, c'est le gigantesque pouvoir économique qu'ils ont accumulé depuis une trentaine d'années.
Les forces armées égyptiennes possèdent en effet au moins trente-cinq entreprises qui ne fabriquent pas des matériels militaires mais des produits civils tout à fait ordinaires.
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