Education : sans école, la crise est plus folle
Pedro Abrantes, Institut universitaire de Lisbonne, CIES
Alternatives Internationales n° 055 - juin 2012
L'éducation pour tous n'a jamais été une priorité pour les gouvernements portugais. Difficile de corriger cette erreur à l'heure de l'argent rare.
En 2000, les États membres de l'UE signaient l'Agenda de Lisbonne avec l'ambition de faire de l'UE l'économie de la connaissance la plus compétitive du monde.
À l'époque, peu de gens avaient relevé un paradoxe : l'Union se fixait cet objectif dans un pays membre, le Portugal, dont la majorité de la population active n'avait pas accédé à l'enseignement secondaire…
Le niveau moyen d'éducation au Portugal était en effet plus proche de celui de l'Amérique latine que de l'Europe et inférieur à celui de plusieurs pays d'Asie.
Ce qui explique partiellement le fait que la croissance économique du pays ait été proche de zéro dans les années 2000.
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