Dirigeants : modération salariale
Alternatives Economiques n° 254 - janvier 2007
En 2005, le patron d'entreprise française le mieux payé a été John Schwartz, directeur général de Business Objects, avec une rémunération totale - salaires, primes et stock-options - de 26,4 millions d'euros, selon le classement du cabinet de conseil Proxinvest. Suivent l'ex-PDG de L'Oréal Lindsay Owen-Jones (25 millions d'euros), Bernard Arnault à la tête de LVMH (13 millions), puis le sulfureux Antoine Zacharias (11,8 millions), démissionné par ses actionnaires en 2006.
La rémunération des équipes dirigeantes a reculé de 13% en 2005 par rapport à 2004, pour s'établir en moyenne autour de 2 millions d'euros. L'origine de cette baisse est à chercher dans une attribution moins généreuse de stock-options, en réaction au durcissement des normes comptables qui obligent désormais à les considérer comme des coûts amputant les bénéfices des entreprises.
Une partie non négligeable des revenus des patrons reste cependant souvent dans l'ombre. Comme le souligne Proxinvest, beaucoup d'entreprises ne révèlent rien des rémunérations différées des dirigeants, comme les retraites chapeaux ou les indemnités de départ, alors que la loi les oblige désormais à la transparence.
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