Birmanie : Thein Sein, un réformateur en trompe-l'oeil
Bertil Lintner
Alternatives Internationales n° 054 - mars 2012
Premier président civil de Birmanie depuis 50 ans, Thein Sein semble, vu d'Occident, rendre une part de liberté à son peuple. Pourtant, il reste bel et bien le pantin docile de la junte militaire, toujours à la manoeuvre malgré sa dissolution.
Les médias internationaux en ont fait le " Gorbatchev birman ".
Certains chercheurs occidentaux suggèrent même qu'il a pris l'ascendant sur le vieil homme fort de la junte militaire, le général Than Shwe, qui a dirigé le pays entre 1992 et 2011.
Beaucoup d'événements inattendus, il est vrai, ont eu lieu depuis que Thein Sein est devenu président de Birmanie (le Myanmar, selon son nom officiel) en mars 2011.
Des centaines de prisonniers politiques ont été libérés, la censure a été assouplie, Aung San Suu Kyi se présente à une élection partielle le 1er avril…
Et pourtant, ce virage vise d'abord à garantir la survie d'un régime dominé par l'armée.
Thein Sein n'est pas réellement aux commandes.
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