Au Niger, l'esclavage n'est pas aboli
Antoine de Ravignan
Alternatives Internationales n° 034 - mars 2007
Quatre ans de guerre : les Irakiens racontent
— mars 2007 —
Bilal, qui pose son bâton de berger en travers des épaules, la tête protégée du soleil dans son cheich noir, a marché une nuit entière pour conduire le troupeau vers l'un des rares puits de la région.
Il attend son tour pour faire boire les animaux, et repartira le soir en sens inverse.
Le troupeau que garde le petit homme maigre ne lui appartient pas.
Pas plus qu'il ne se possède lui-même.
S'il reçoit chaque mois une poignée de francs cfa pour de maigres dépenses personnelles, ce Nigérien noir est, comme des milliers d'autres, la propriété d'un Nigérien blanc, nomade arabe ou berbère.
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