Allemagne/Chine : l'économie d'abord... les dissidents ensuite
Frédéric Krumbein, doctorant et enseignant
Alternatives Internationales n° 051 - juin 2011
Pour Berlin, ce sont d'abord les échanges économiques qui favoriseront une ouverture politique à Pékin. Ce qui n'empêche pas Angela Merkel de critiquer symboliquement les violations des droits de l'homme.
L'économie d'abord…
Les entreprises allemandes ont commencé très tôt à investir en Chine, et l'objectif de la politique étrangère de Berlin est de les soutenir.
Comment combine-t-elle ce soutien aux entreprises et ses échanges commerciaux avec une politique des droits de l'homme ?
La doctrine officieuse de Berlin repose sur un mot d'ordre Wandel durch Handel (" Le changement par l'échange commercial ").
Les dirigeants allemands justifient les relations très étroites avec la Chine par l'idée que des échanges économiques soutenus conduiront un jour à des changements politiques.
Cette doctrine est sous-tendue par la théorie de la " modernisation " selon laquelle une transformation politique doit automatiquement suivre un certain seuil de développement économique.
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