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Capital humain

Terme inventé par Théodore Schultz et popularisé par Gary Becker, tous deux professeurs à l'université de Chicago et tous deux «prix Nobel d'économie». Il y a constitution de capital humain toutes les fois qu'un homme acquiert des connaissances ou un savoir-faire qui améliorent son efficacité productive (par exemple en lui permettant de travailler sur des machines plus complexes). Le capital humain s'acquiert de deux façons: soit par l'expérience (ce qui explique qu'une personne ayant de l'expérience est mieux payée qu'un débutant), soit par la formation. Comme la constitution de capital humain rend ceux qui l'acquièrent plus productifs, elle engendre une augmentation de leurs revenus. Il s'agit donc d'un investissement exactement comme l'investissement en équipements productifs: chacun calcule le coût de l'investissement (le temps passé en formation, par exemple, la renonciation à un salaire que cette formation implique) et le rendement de cet investissement (le flux de revenus supplémentaires que cela engendrera). Et chacun peut donc déterminer, en fonction de ses facilités personnelles et du risque d'échec dans la formation, quelle durée et quel type de formation rapporteront le plus, et jusqu'où il est intéressant de se former.

 

Commentaire:
La théorie du capital humain est fondamentalement néoclassique, puisqu'elle fournit une base rationnelle et individualiste à la décision de poursuivre ou non des études. On comprend qu'elle ait suscité des réserves chez nombre d'économistes, qui, tout en reconnaissant que la formation est génératrice de gains de productivité, sont dubitatifs sur le fait que la formation obéisse à un calcul coûts/avantages de type individuel. Cela revient à gommer tout déterminant social ou collectif, et à reconnaître implicitement que ceux qui continuent leurs études sont les plus doués. Reste que l'analyse souligne un point intéressant: le capital humain appartient à la personne et ne peut être approprié par l'institution qui l'emploie. Ce qui peut expliquer les réticences de certaines entreprises à financer la formation continue, puisqu'elles risquent de voir l'investissement consenti (le coût de la formation) leur échapper au profit d'un concurrent qui ne l'aura pas financée, et qui en tirera avantage.



Date de mise à jour : 22/01/2010




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