"Il faut des contrats plus transparents"
Entretien avec Alain Karsenty*, socio-économiste, chercheur au Centre international de recherche agronomique pour le développement (Cirad)
Propos recueillis par Antoine de Ravignan
Alternatives Internationales n° 056 - septembre 2012
Le landgrabbing, au détriment des paysans et au seul profit des investisseurs, n'est pas une fatalité. Mais l'efficacité des antidotes est suspendue au renforcement des législations nationales et à la transparence des transactions.
Comment évoluent les acquisitions de terres à grande échelle réalisées dans les pays du Sud par des investisseurs étrangers et nationaux ?
Alain Karsenty : Selon la base de données du Landmatrix (lire ci-contre), on observe aujourd'hui une baisse sensible des annonces de ce type d'opération.
Leur nombre est actuellement inférieur d'un tiers environ à ce que l'on pouvait constater il y a trois ou quatre ans.
Par ailleurs, un projet annoncé n'est pas un projet signé et encore moins un projet qui se concrétise sur le terrain.
Sur les 44 millions d'hectares de projets dont le programme Landmatrix a vérifié l'existence, seuls 21 millions d'hectares sont en cours de développement.
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