" En Europe, la politique commune sera plutôt sécuritaire "
Entretien avec Hernández Senovilla Daniel, chercheur CNRS au laboratoire MIGRINTER, Université de Poitiers Coordinateur du projet PUCAFREU (Promouvoir l'accès des enfants non accompagnés à leurs droits fondamentaux dans l'UE)
Propos recueillis par Olivier Piot
Alternatives Internationales n° 055 - juin 2012
Considérés comme des réfugiés en Allemagne et au Royaume-Uni, comme des potentiels travailleurs irréguliers en Espagne ou en Italie. Face à ces différences de traitement, la Commission européenne aimerait établir une politique commune d'ici à 2014. Avec un risque de nivellement par le bas.
Par rapport à d'autres pays européens, où se situe la France dans sa politique à l'égard des mineurs isolés étrangers (MIE) ?
Daniel Senovilla Hernández : Par opposition aux pays qui traitent cette question par le prisme de l'asile (Allemagne, Royaume-Uni, nouveaux États membres de l'UE) et à ceux qui considèrent avant tout le MIE comme un travailleur migrant potentiel (Italie, Espagne), la France constitue un modèle mixte.
Elle reçoit chaque année un nombre significatif de demandes d'asile de MIE tout en accueillant aussi des MIE qui migrent pour d'autres raisons que l'asile.
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